Ici, le catch up, tu liras. 

Données sensibles et manière forte 

Google a dernièrement atteint de nouveaux sommets en matière de confidentialité des données en récoltant les dossiers médicaux de plus de 50 millions d’Américains sans leur consentement. Grâce à un partenariat avec Ascension, grande chaîne d’hôpitaux et deuxième plus gros fournisseur de soins de santé aux États-Unis, le géant de la tech a pu accaparer une véritable mine d’informations à l’insu des patients. Le hic : ces données n’ont pas été dépersonnalisées (anonymisées par suppression des informations nominatives) : les employés de Google ont donc maintenant accès à tous les renseignements personnels des patients, notamment leur nom et leurs antécédents médicaux.  

Ascension, réseau catholique de 2 600 hôpitaux, cliniques et autres centres médicaux aux États-Unis, a déclaré que ce partenariat était conforme à la loi américaine HIPAA (Health Insurance Portability and Accountability Act), qui protège la confidentialité des données médicales. 

Quoi qu’il en soit, le directeur général de Google Cloud, Thomas Kurian, a annoncé que sa priorité depuis sa prise de fonction l’année dernière était de mettre la main coûte que coûte sur des marchés dans le domaine de la santé. L’entreprise a passé plusieurs années à développer un système d’intelligence artificielle censé analyser automatiquement les données des patients dans le but d’identifier et de prévenir les maladies. Google Cloud a ainsi annoncé au Wall Street Journal que l’objectif final était d’améliorer les résultats obtenus, de réduire les coûts et de sauver des vies. Cela étant, on est en droit de douter que les patients apprécient que leurs données aient été transmises à Google sans aucune garantie ni précaution.  

Amnesty accuse… 

…Google et Facebook d’avoir mis en place un modèle économique fondé sur la surveillance. Dans un rapport publié récemment, Amnesty soutient que la rentabilité de ces géants de la tech implique une surveillance constante : ils recueillent des volumes considérables de données personnelles sur leurs utilisateurs, dressent des profils détaillés des individus et des groupes et en vendent l’accès aux annonceurs. 

Dans la mesure où Facebook et Google accumulent et analysent en continu des informations sur les utilisateurs, Amnesty affirme qu’il s’agit là de surveillance. Si les deux sociétés proposent leurs services gratuitement, elles se rémunèrent insidieusement en exploitant les informations qui leur sont transmises. Elles recueillent ainsi une multitude de données ultra détaillées, ce qui peut faire dire qu’elles en savent plus sur nous que nous-mêmes. Elles sont aussi capables d’analyser et de prédire les habitudes et les comportements des gens. L’objectif de tout cela : vendre l’accès à ces informations à quiconque souhaite cibler un groupe d’utilisateurs donné à des fins publicitaires. 

Pour faire du web analytics, mieux vaut vous tourner vers une solution européenne indépendante et conforme au RGPD

Les médias de demain 

L’avènement des technologies numériques a provoqué une intensification brutale de la production de données. Comment faire face à cette accélération exponentielle de l’ère de l’information et tirer son épingle du jeu quand on est un média ? Cyrille Frank, fondateur de mediaculture.fr, aborde en profondeur la question des enjeux de demain pour les médias.  

L’émergence de nouveaux médias s’est accompagnée d’une multitude de nouveaux formats, plus visuels (slideshows, vidéos, dataviz), interactifs (quiz, newsgames, articles coconstruits) et réactifs (direct, fact-checking), voire un peu tout cela à la fois avec les « Stories », format très en vogue sur les réseaux sociaux. 

La transformation commence à peine. Il est donc essentiel de mettre en place des systèmes efficaces sur le long terme. Au-delà des compétences requises aujourd’hui, l’enjeu est d’encourager des aptitudes et des attitudes qui favorisent la flexibilité, l’adaptabilité et l’autonomie des apprenants. Une approche plus variée, opérationnelle et réflexive s’impose donc. 

Moins de données pub 

À partir de février 2020, Google retirera aux annonceurs l’accès aux informations « contextuelles » sur les internautes dans son moteur. Il s’agit de données qualitatives comme les centres d’intérêt des utilisateurs, par opposition à leur profil sociodémographique (plus d’info ici). Malgré l’intention affichée par le géant de la tech de mieux protéger les données personnelles des internautes, certains annonceurs considèrent ce changement soudain comme un moyen de renforcer à terme sa domination sur le marché de la publicité en ligne. « Sous couvert de vouloir renforcer les données privées des utilisateurs, Google referme l’accès à son système [et] sert ses propres intérêts », déclare Jean-Luc Chetrit, directeur général de l’Union des marques (UDM). 

En limitant la quantité de données proposées aux enchères, Google cherche à reprendre le contrôle du marché, au moment où ses recettes publicitaires augmentent moins vite que ses autres sources de revenus. Google dispose de ses propres DSP (« Demand-Side Platform », solutions permettant d’automatiser l’achat d’inventaires publicitaires), qui auront toujours accès aux informations contextuelles.  

Tout en consolidant son propre écosystème, le géant américain s’efforce par la même occasion de se couvrir aux yeux de la CNIL irlandaise, qui mène actuellement une enquête pour savoir si sa plateforme d’ad exchange respecte le RGPD européen. Rien de nouveau sous le soleil donc…  

Big brother vous dévisage 

Les technologies de reconnaissance faciale ont progressé à pas de géant ces dernières années, ce qui a soulevé la question de leur place dans la société d’un point de vue éthique (lire l’article ici). Les États-Unis ont vu naître plusieurs initiatives d’interdiction de leur utilisation, par la police mais également dans d’autres secteurs.  

Le groupe de défense des droits numériques Fight for the Future a ainsi mené des campagnes contre le recours à la reconnaissance faciale chez les compagnies aériennes ou dans les festivals de musique et les concerts (notamment le projet Blink Identity), ainsi que dans les magasins et les centres commerciaux, qui commencent à s’en équiper pour filtrer leur audience. 

Cependant, une interrogation subsiste : existe-t-il une bonne et une mauvaise reconnaissance faciale ? Compte tenu de l’omniprésence imminente de l’IA et de la reconnaissance faciale, nous avons peut-être des questions plus fondamentales à nous poser : voulons-nous vraiment autoriser les entreprises à enregistrer les particularités, l’apparence et le visage des gens dans une base de données ? rendre tout anonymat impossible ? et pousser la surveillance à son paroxysme ? 

Yodanalytics 

Quelle est la différence entre Yoda et un grand spécialiste de l’analytics ? L’éditeur d’analytics multimédia Corsair a trouvé plusieurs techniques de Jedi à l’approche de la sortie de l’épisode IX. Parce que, en analytics, nombreuses sont les formes que peut prendre le côté obscur, principes, discipline et expérience constituent les valeurs d’un grand analyste. Une approche révolutionnaire de l’analytics, vous recherchez ? Préparez-vous à désapprendre ce que vous avez appris ! 

Le poids des KPI 

Pour clore ce catch up, un aperçu des dangers d’une surcharge de KPI, proposé par Marketoonist… 

dashboard cartoon on drowning in KPIs

À très vite sur les Internet ! 

Crédits : marketoonist.com 

Author

Bilingual Editorial & Translation manager (Londonien !) Rédacteur expérimenté en BtoB et BtoC, Chris est un expert en création de contenu éditorial ciblé (communication interne et externe). Il sait délivrer des messages clés sur les sites web et mettre en place des outils éditoriaux impactant dans le but de captiver et fidéliser le lecteur. Sa mission : dompter le flux d'informations et proposer du contenu pointu et intéressant pour les publications d'AT Internet et ses clients internationaux.

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