« Je pose le Catch up lĂ . Â»

DMP blues

Les DMP (Data management platforms) n’ont plus la cote auprĂšs des marketeurs. AprĂšs l’effet Waouh procurĂ© par les sales pitchs de certains Ă©diteurs de solutions, la rĂ©alitĂ© a repris le dessus. On parle mĂȘme d’Ă©chec. Le trop faible retour sur investissement, les mauvaises surprises lors des intĂ©grations techniques et le dĂ©calage trop grand avec les enjeux de protection/confidentialitĂ© des donnĂ©es ont fini de convaincre les responsables marketing d’abandonner l’utilisation de DMP. Ils rĂ©silient leurs contrats en masse ! L’explication d’un tel naufrage tient en quelques points :

  • Manque de donnĂ©es pour alimenter la plateforme : certains annonceurs ont dĂ» faire appel Ă  des fournisseurs de donnĂ©es tierces pour nourrir la bĂȘte
 et plomber la facture.
  • Les connections et intĂ©grations (notamment aux systĂšmes d’achat pub) volontairement bridĂ©es par les Ă©diteurs.
  • Des uses cases de DMP totalement incompatibles avec les exigences lĂ©gales du moment (RGPD et CCPA), en particulier sur la gestion des cookies.
  • Peu d’expertise humaine en interne pour faire fonctionner l’outil.
  • Pas de support suffisamment rĂ©actif et qualifiĂ© cĂŽtĂ© Ă©diteurs.

Le marchĂ© des DMP n’a pas su s’adapter, et les plus beaux discours commerciaux auront du mal Ă  compenser les manques et Ă©cueils de ces technos.

PremiĂšre consultation

Le gendarme français de la privacy avait annoncĂ© de nouvelles lignes directrices en juillet dernier. Le projet de recommandation « cookies et autres traceurs Â» a Ă©tĂ© publiĂ© dĂ©but janvier, et une consultation publique avec les professionnels et la sociĂ©tĂ© civile a Ă©tĂ© lancĂ©e. Elle doit fixer les modalitĂ©s pratiques de recueil du consentement en France. Dans sa reco, la CNIL rappelle aussi les cas oĂč le consentement n’est pas forcĂ©ment exigĂ©, notamment lorsque que le dĂ©pĂŽt de traceurs est strictement nĂ©cessaire Ă  la fourniture d’un service de communication en ligne tels que la mesure d’audience (sous certaines conditions, de durĂ©e de conservation notamment).
Avec AT Internet, vous pouvez bĂ©nĂ©ficier lĂ©galement, en France, d’une exemption du recueil de ce consentement.

Chimie des Ă©motions

L’abus d’Ă©motion est dĂ©conseillĂ© en marketing. L’Ă©motion est pourtant un puissant dĂ©clencheur d’actions (et d’achats !), qui rĂ©pondent au besoin primitif d’assurer sa survie. SurexploitĂ©s par les marketeurs, certains biais cognitifs ont prouvĂ© leur efficacitĂ© lorsqu’il s’agit d’influencer les comportements. Les techniques consistent Ă  mettre en avant une seule caractĂ©ristique (plutĂŽt qu’une autre) d’un produit (biais de saillance), d’en faciliter l’accĂšs physique, de jouer sur les facteurs d’identification (biais d’autoritĂ©), d’attachement ou d’humeur des individus. Oui, mais ces mĂ©canismes de Nudge marketing sont tellement connus que les consommateurs ont dĂ©veloppĂ© des capacitĂ©s Ă  rĂ©primer leurs pulsions. Et ce pour les moindres achats du quotidien. RĂ©sultat : la chimie des Ă©motions ne prend pas systĂ©matiquement. Des Ă©tudes montrent qu’en 2019 le bonheur est associĂ© au fait de mieux consommer. Albert Moukheiber, docteur en neurosciences cognitives, milite pour un design Ă©thique au service de vrais besoins, quitte Ă  perdre en engagement et donc Ă  rĂ©duire les marges. Il dĂ©finit d’ailleurs l’engagement d’une marque sur ces questions Ă©thiques par le niveau de risque qu’elle prend : Si la marque ne prend pas de risque Ă  s’engager, c’est qu’elle fait du greenwashing. Ces approches de design Ă©thique seront abordĂ©es lors de l’UX Conf en mars prochain. Nous y serons !  

MĂ©triques journalistiques

Le rapport, complexe, entre journalisme et utilisation des data. C’est le sujet de cet article qui revient sur l’histoire des mĂ©triques, la dĂ©pendance de certaines rĂ©dactions Ă  leurs algorithmes, le pouvoir des chiffres et la responsabilitĂ© de celui qui les dĂ©livre. Les mesures peuvent ĂȘtre source de contraintes (voire de pressions) mais aussi se rĂ©vĂ©ler efficaces lorsqu’elles sont comprises et utilisĂ©es dans le cadre d’une stratĂ©gie adaptĂ©e, comme Ă  la rĂ©daction du Guardian. La question qui reste en suspens est celle du rĂŽle des mĂ©triques dans le lien que le journalisme entretient avec son public : pourront-elles rĂ©tablir la confiance envers les mĂ©dias ?… D’autres rĂ©flexions pour dĂ©crypter les tendances et comprendre les mĂ©dias dans la derniĂšre Ă©dition de l’innovation Lab de France TĂ©lĂ©vision.

Science et viz

La Science pĂąti de mauvaises data viz qui perturbent les lecteurs et peuvent mĂȘme induire en erreur les scientifiques. Des visualisations de donnĂ©es erronĂ©es peuvent affecter, voire entraver la recherche en sciences. Avec de plus en plus d’images scientifiques qui circulent sur les mĂ©dias sociaux (changements climatiques, Ă©pidĂ©mies, etc.) le risque d’incomprĂ©hension de phĂ©nomĂšnes expliquĂ©s par la science au grand public est rĂ©el. Le Knowable Magazine a fait le point sur la qualitĂ© (pas si bonne) de la visualisation des donnĂ©es en Science et propose quelques pistes d’amĂ©lioration : choix des graphs, couleurs, etc. Un topo complet sur les points d’attention en matiĂšre de data viz.

Bonne action

Ce mois-ci, spĂ©ciale dĂ©dicace Ă  l’appli bordelaise GEEV qui permet de faire des dons d’objets et de produits alimentaires entre particuliers. On salue l’initiative de pouvoir donner une seconde vie aux choses matĂ©rielles et d’Ă©viter aussi le gaspillage alimentaire. Le principe de cette appli Ă©co, sociale et responsable : ajoutez les objets dont vous souhaitez vous dĂ©barrasser, avec description, photos et localisation. Les utilisateurs de GEEV peuvent alors consulter votre fiche objet et vous contacter s’ils sont intĂ©ressĂ©s. A tĂ©lĂ©charger de toute urgence !

HĂ©moglobine

Pour promouvoir sa sĂ©rie, la BBC a lancĂ© une campagne pub originale avec des jeux d’ombre de pieux ensanglantĂ©s plantĂ©s sur des panneaux publicitaires. En plein jour, l’illusion est parfaite, mais dĂšs que la nuit tombe le panneau s’allume et les ombres projetĂ©es par les pieux forment le profil du Comte Dracula. A dĂ©couvrir si vous vous baladez le soir dans les rues de Londres ou Birmingham.

À trĂšs vite sur les Internets !

CrĂ©dits : 

Author

Responsable éditorial. Bernard est en charge de la stratégie de contenus pour AT Internet. Il possÚde une expérience de 10 ans dans le domaine du Content Marketing. Ses sujets de prédilection : le data marketing, les stratégies d'Inbound, la communication éditoriale web et les digital analytics.

Comments are closed.