Vous prendrez bien une part de catch up ?

Touchés-coulés par la torpille Firefox

Plusieurs éditeurs allemands ont vu leurs revenus publicitaires programmatiques dégringoler depuis la sortie de la dernière mise à jour anti-tracking de Mozilla Firefox, il y a quelques semaines. Nouveau coup dur pour le ciblage par cookies dans ce pays historiquement adepte de Firefox en raison de son approche non lucrative et de son souci de la confidentialité. Selon Index Exchange, les taux de soumission moyens (la fréquence à laquelle les acheteurs font une offre d’enchères pour un inventaire) de Firefox ont chuté de près de 40 % en Allemagne – et cette tendance devrait se poursuivre. Le risque est que les éditeurs se tournent vers Google, Facebook et l’identification universelle (« universal login »), renforçant ainsi la mainmise du géant de la tech sur le marché allemand, avec toutes les répercussions que cela comporte pour la protection des données.

Le digital analytics se réinvente

Aujourd’hui plus que jamais, l’univers du web analytics se révèle à la fois complexe et stimulant tant pour les analystes que pour les organisations qui les embauchent. Outre une bonne compréhension des aspects techniques de la collecte de données, des stratégies marketing et des techniques de communication, les candidats doivent démontrer des compétences plus poussées : les plateformes de BI (Tableau, Power BI, Qlik, Domo, etc.) sont maintenant des outils incontournables, de même que la capacité à manipuler les données avec Python ou R (Machine Learning et science des données), sans oublier un bon bagage en statistique.

Néanmoins, les systèmes analytics doivent également pouvoir être utilisés par tous pour être efficaces. Malgré l’intérêt de plus en plus marqué des analystes pour des outils sophistiqués, l’enjeu est d’offrir à l’ensemble des collaborateurs de l’entreprise un accès simple et immédiat aux données, sans formation spécifique en analytics. La bonne nouvelle, c’est que ce type d’outil existe déjà…

Ce que vous coûtent les bad data

Dans un monde où 97 % des entreprises veulent tirer des insights de leurs données marketing, la qualité des données est devenue un atout essentiel. Plus de la moitié des sociétés exploitent activement les données pour comprendre les besoins clients, en trouver de nouveaux et, surtout, augmenter leur valeur. Dans ces conditions, quelles répercussions financières peuvent avoir des données de mauvaise qualité ? Selon une étude, 83 % des sociétés US considèrent que leur chiffre d’affaires est pénalisé par un manque d’exhaustivité ou de précision des données liées à leurs clients et prospects. Ce manque de fiabilité entraîne un gaspillage de ressources, une perte de productivité et de grosses dépenses en communication. Il est toutefois possible d’apporter différentes améliorations pratiques à votre stratégie de gouvernance des données.

Google face à la presse française

En dépit de la directive européenne, Google refuse de payer pour les snippets des médias français. Le géant du Search a annoncé qu’il ne rémunèrerait pas les médias en échange du droit d’afficher un lien vers leurs articles. Considérant que la loi française l’autorise à indiquer le titre de l’article dans les résultats de recherche, mais pas le « snippet » (l’extrait) qui apparaît souvent au-dessous, Google retirera les snippets et les éventuelles miniatures associés aux sites d’actualités français. Les éditeurs français estiment que Google s’enrichit à leurs dépens en affichant gratuitement une partie de leur contenu – une perte estimée à plus de 250 millions d’euros par an.

Google continue d’exercer une forte pression sur les médias et envoie un message clair aux éditeurs. En Espagne, les tentatives menées pour faire payer le géant de la tech en échange des snippets d’articles de presse se sont soldées par un échec cuisant, car Google Actualités a été entièrement retiré du pays. La France est pour l’instant le seul membre de l’UE à avoir appliqué les grandes réformes européennes sur le copyright adoptées au début de l’année et visant à préserver la liberté de la presse.

RGPD et recueil du consentement

Nouveau rebondissement en France avec le lancement par la CNIL d’une concertation sur les modalités de recueil du consentement des internautes. La commission avait annoncé en juillet de nouvelles lignes directrices en matière de consentement, en particulier concernant le dépôt de cookies, ce point restant encore extrêmement flou pour les acteurs du marché plus d’un an après l’entrée en vigueur du RGPD. Cette annonce, qui avait suscité des réactions mitigées de la part notamment de certaines associations de consommateurs, démontre la détermination de la CNIL à pousser plus loin ses recommandations, en donnant un cadre d’application du RGPD à la fois plus précis, plus fiable et plus concret.

En parallèle, plusieurs associations françaises de marketing et communication digitale (notamment le GESTE) ont déposé un recours devant le Conseil d’Etat pour étendre le champ de la concertation de la CNIL au domaine de la prospection commerciale. La crainte la plus largement répandue est que les activités publicitaires et marketing s’affaiblissent considérablement et que les petits acteurs perdent toute viabilité économique au profit des grands du secteur.

Le thème du développement économique responsable du point de vue de la protection des données personnelles reste au cœur de l’actualité.

Le Deep Learning jusque dans votre assiette

Toute nouvelle application sur le marché, Foodvisor aide ses utilisateurs à manger plus sainement en analysant tous les aliments consommés : il suffit de prendre une photo de son assiette pour recevoir la liste de toutes les infos nutritionnelles. L’application permet également de se fixer des objectifs et de suivre l’avancement de son régime. Ou quand le Machine Learning améliore l’hygiène de vie …

L’IA appliquée aux pizzas

La chaîne internationale Domino’s Pizza vient de lancer une innovation tout droit sortie de Minority Report : DOM Pizza Checker. Les algorithmes d’Intelligence Artificielle et de Machine Learning permettent de contrôler la qualité des pizzas livrées. L’idée est d’harmoniser cette qualité dans les magasins du monde entier et d’afficher en direct les scores obtenus par les pizzas. L’affirmation selon laquelle DOM Pizza Checker ne serait qu’une autre technologie de surveillance avancée est bien sûr totalement dépourvue de fondement

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À très vite sur les Internets !

Crédits : Domino’s Pizza

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Bilingual Editorial & Translation manager (Londonien !) Rédacteur expérimenté en BtoB et BtoC, Chris est un expert en création de contenu éditorial ciblé (communication interne et externe). Il sait délivrer des messages clés sur les sites web et mettre en place des outils éditoriaux impactant dans le but de captiver et fidéliser le lecteur. Sa mission : dompter le flux d'informations et proposer du contenu pointu et intéressant pour les publications d'AT Internet et ses clients internationaux.

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