30 ans de web, ça se fête ! Dans le catch up évidemment.  

Flashback

Le web a fêté ses 30 piges. Déjà ! Depuis 1989, ce réseau de pages liées entre elles (à ne pas confondre avec Internet, le réseau des réseaux) a vu naître, et parfois mourir, une myriade de services et technos : Yahoo, AOL, Firefox, IE, et tous les autres … Les grandes dates de son histoire sont partout, sur le web justement. Mais si vous n’y étiez pas (poke aux générations Y et Z) comment vous rendre compte de l’évolution phénoménale de ce média ? Et bien la plateforme mondiale Web Archives a sauvegardé plus de 349 milliards de pages… En France, la BnF conserve les Archives franco-françaises de l’Internet depuis 1996. Enfin le CERN, là où tout a commencé, rend un bel hommage au web en vous permettant de surfer sur une copie du premier navigateur sur le World Wide Web ! Attention les yeux.

Mais du haut de ses 30 ans, le web d’aujourd’hui ressemble-t-il à ce que son inventeur avait imaginé pour lui ? Réponse mitigée de Tim Berners-Lee, aujourd’hui président du W3C, qui revient sur l’évolution de sa création, aujourd’hui vampirisé par quelques-uns, miné par les attaques, censuré ou détourné au profit de certains régimes. Berners-Lee se refuse de croire que le web actuel est à son stade d’évolution ultime en scandant qu’il n’est pas trop tard pour changer le Web. Le pionnier croit également à un web décentralisé, anti-silos, qui redonnerait du pouvoir à l’utilisateur. Sur les questions de privacy, il explique que les gens n’ont souvent pas conscience des conséquences collectives (vs. individuelles) que peut avoir une utilisation abusive de leurs données personnelles, avec l’exemple de Cambridge analytica à l’appui.

Oubli du droit

Zuckerberg enfile son costard de défenseur de la vie privée. Il entend changer de logique, et promet une sorte de droit à l’oubli avec possibilité pour les utilisateurs d’auto-détruire leurs messages postés sur la plateforme. On peine à y croire, aux vus des casseroles qu’il se traine depuis plusieurs mois. Mais c’est surtout sa conception de la privacy qui inquiète. Pour lui, elle se définit simplement entre les utilisateurs de la plateforme sociale (= qui de mes ami(e)s peut voir tel ou tel contenu ?) et non vis-à-vis de l’exploitation (parfois illégale) des données utilisateurs par Facebook. Bref, de la fausse naïveté pour annoncer de fausses bonnes nouvelles. Le réseau social envisagerait de fusionner les messageries de ses applications tierces (Instagram, WhatsApp et Messenger), pour l’instant en dehors de tout cadre légal. 

Frugalité

Quantité ne rime pas avec qualité. Le Less is more prend tout son sens quand la surcharge d’infos nous fait perdre tout pouvoir de décision. Les biais de l’infobésité s’illustrent dans de nombreux exemples. Le dilemme de fuir ou rester chez soi à l’approche d’un ouragan quand les prévisions météo (Internet et télévision) sont contradictoires ; les évidences scientifiques factuelles sur les dangers du dérèglement climatique qui ne changent pas vraiment nos modes de consommations ; ou simplement l’impossibilité de choisir sa série ou son film devant un catalogue pléthorique. @maisouvaleweb s’intéresse au paradoxe du choix quand trop d’infos paralysent nos actions. Avec le relativisme total comme conséquence directe, qui aboutit à la non-décision.

Ce qu’on mesure n’est pas toujours utile, notamment parce que toute mesure occulte… ce qui n’est pas mesuré.

Irénée Régnauld (@maisouvaleweb)

Legal by design

9 heures pour lire les conditions d’utilisation d’Amazon… Jetez un œil au projet design I agree qui illustre parfaitement cette aberration. Qui lit les CGU des plateformes aujourd’hui ? Nous les acceptons sans les comprendre. Alors comment le design pourrait changer la donne ? Avec plus de lisibilité et des icônes normalisées. La difficulté : trouver un vocabulaire visuel compréhensible par tous. Les chantiers d’amélioration, dans le cadre des initiatives de conformité au RGPD, sont nombreux, et tant mieux.

Les boites qui recrutent des devs…

…doivent faire hyper attention à leurs annonces : pas de coquilles dans les noms des technos, précis sur la mission, pas trop de blabla sur l’entreprise, transparence sur le salaire, etc. Le job est tellement prisé par les recruteurs que certains devs se cachent sur les réseaux pros pour ne pas être chassés… trop dur.  

J’en connais qui sont à l’affût (et une boite en particulier) avec des vraies missions et sans fautes à JavaScript…

Sous l’eau

On a tendance à croire que tout se passe dans le nuage, alors qu’Internet existe bel et bien sous les océans.

Internet existe sous les océans - AT Internet blog

 A très vite sur les Internets !

Crédits :

Wikipedia

New York Times

Author

Responsable éditorial. Bernard est en charge de la stratégie de contenus pour AT Internet. Il possède une expérience de 10 ans dans le domaine du Content Marketing. Ses sujets de prédilection : le data marketing, les stratégies d'Inbound, la communication éditoriale web et les digital analytics.

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