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Vas-y, prends-en, c’est de la qualité ! Bienvenue dans le catch up.

Déontologie 

La data prolifère, et les fuites, abus, intrusions, fraudes, biais de mesure ou autres scandales se multiplient. Seul point positif dans tout ça : la qualité de la donnée s’impose partout : mesure, diffusion, sécurité, interprétation, conformité et même éthique. Et si tout commençait par un examen de conscience des Data scientists et Chief Data Officers. Ou plutôt un serment d’Hippocrate version tech : Intégrité scientifique et rigueurTransparenceEquitéRespect de la vie privéeResponsabilité et indépendance. Voici les grands commandements de la check-list éthique élaborée par Data for Good. Une initiative qui appelle chaque professionnel travaillant sur des données ou des algorithmes (collecte, stockage, traitement, modélisation, analyse ou conception) à raisonner sa pratique et à prendre conscience des conséquences qu’elle a sur les individus et la société. Un manifeste à signer !

La qualité, c’est de la quantité assimilée.

Léon-Paul Fargue.

Hygiène ou liberté ? 

Il faut choisir. Notre PDR a des velléités hygiénistes quant à la prise de parole des internautes. Il préconise de lever l’anonymat sur les réseaux sociaux à des fins de pureté informationnelle. Imaginez-vous devoir transmettre votre pièce d’identité pour vous inscrire sur Twitter. A l’heure du RGPD, le paradoxe est grand. Cette logique est déjà condamnée par la Quadrature du Net qui précise que l’anonymat constitue un droit associé à la liberté d’expression et de communication et au droit à la vie privée. Il est reconnu comme tel au niveau international, notamment par la Cour européenne des droits de l’Homme. En creux, l’idée d’une telle loi serait donc que seul le pouvoir politique en place est émetteur du vrai ? Mais qui peut nier que la raison d’État ne produit jamais de mensonge ? Ou comment ne pas craindre l’abus de pouvoir ou la dimension totalitaire ?… 

Tous codeurs ?

L’apprentissage du code, atout pour appréhender le monde numérique, et surtout pour trouver un job dans le contexte actuel de pénurie de développeurs web. Le succès des coding bootcampsSimplon ou autre école 42 en témoignent. Pourtant la question divise. Certains entrevoient un risque à généraliser la formation. Les plans de formation massifs de développeurs informatiques conduiront à beaucoup de désillusions met en garde Laurent Alexandre redoutant une automatisation complète du code avec l’IA au cours des prochaines années. Une thèse proche de celle de Chris Wanstrath, le cofondateur de GitHub, qui va même jusqu’à prédire que Le futur du code, c’est pas de code du tout. Aux US, c’est pourtant la ruée vers les filières informatiques. Au point que les universités ont du mal à suivre, avec des conséquences sur la qualité des enseignements (classes bondées, pénurie d’enseignants). Alors, fervents défenseurs du code ou pas, un minimum de culture numérique semble quand même indispensable. Les besoins existent, les opportunités aussi. Chez nous par exemple.

Stratégie de l’échec

Le plantage, l’approximation, le bug, la tuile, la bourde, l’inutile, c’est vraiment son truc. Spéciale dédicace à Simone Giertz, la reine des Shitty Robots. Eloge du ratage comme un remède au parfait. Cette ingénieure nous régale de ses inventions, toutes aussi foireuses les unes que les autres. Stratégie de l’échec pour mieux conjurer les dictats de l’excellence et du perfectionniste obtus. Ça fait du bien.

Lignes de vie

Closeness Lines Over Time

A très vite sur les Internets !

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Responsable éditorial. Bernard est en charge de la stratégie de contenus pour AT Internet. Il possède une expérience de 10 ans dans le domaine du Content Marketing. Ses sujets de prédilection : le data marketing, les stratégies d'Inbound, la communication éditoriale web et les digital analytics.

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