Quoi de neuf sur la planète digitale ? On fait le point dans le catch up.

Basique

Constat lucide de Rand Fishkin sur l’état du marketing digital en 2019. En 10 ans, la physionomie du web a totalement changé. Les recos marketing d’hier sont périmées. La densité de mots-clés n’est plus en SEO, les contenus de qualité pas suffisants, l’engagement recule, la visibilité aussi, les influenceurs n’influencent plus grand monde, la pub augmente et le ROI s’écroule. La faute ? Aux plateformes sociales et autre Google qui ont littéralement phagocyté l’écosystème, et les flux externes de trafic organique au passage. La notion même d’influenceur marketing se résume aujourd’hui à Pay half naked people on Instagram $500 to snap photos with your product. Et la fake influence de pointer, logiquement, le bout de son nez. Côté pub, l’investissement et les coûts augmentent, mais les courbes de profit et de rentabilité peinent à décoller.


Alors, c’est quoi le plan ? Comme souvent, revenir aux fondamentaux :

  • Se recentrer sur son site web, ses visiteurs et ses campagnes emails [basique].
  • Passer à une approche Search plutôt que Click [simple].
  • Investir progressivement dans les vrais-bons leviers [basique]. 
  • Connaître vraiment son audience et ses sources d’influence [simple].
  • Etre plus imaginatif que ses concurrents [basique].
  • Engager sans racoler, avec du contenu quali [simple].
  • Se faire connaître avant d’acheter de la pub [basique].

(… Vous n’avez pas les bases ?)

Queen Margarethe

La danoise Margarethe Vestager, intraitable défenseur des lois anti-trust, serait sur le point de s’engager dans la course à la présidence de la Commission européenne. Actuelle gendarme de la concurrence à Bruxelles, elle a récemment infligé une troisième amende à 10 chiffres à Google pour abus de position dominante dans le volet Adsense d’une enquête démarrée en 2016. Fille de pasteur luthérien, au style direct, précis et appréciée à Bruxelles, Queen Margarethe pourrait bien faire grimper l’ardoise du géant américain avec des enquêtes en cours sur la recherche de jobs, de voyages et d’entreprises locales. Laissons le commissaire faire son travail.

Gros son

La rumeur dit qu’Alphabet (Google) serait sur les rangs du rachat du plus gros catalogue musical au monde détenu par Universal Music Group (Vivendi). Prix probable du transfert : 40 milliards de $. L’empire YouTube en profiterait directement. Avec ses 1,6 milliards de visiteurs par mois et plus de 80% de ses revenus issus de la pub, elle verse 7 fois moins de royalties aux auteurs et créateurs que Spotify. Ca pourrait faire grincer des dents dans l’industrie musicale.

Croisement de courbes

Le web a 30 ans

Je t’aime… moi non plus

Unis pour le meilleur, mais aussi pour le pire. Les médias doivent irrémédiablement faire avec les data. Elles peuvent produire de la valeur pour tous, jusqu’à un certain point. Tout roule tant que les médias ne cherchent pas la concurrence frontale avec du duopole Google / Facebook, dont les usages sont de plus en plus irrespectueux de la privacy et de l’éthique journaliste. A quelques semaines des élections européennes, l’enjeu démocratique est de taille. Une réflexion sur la relation faustienne entre les groupes médias et leurs données d’audience.

Séquence émotions

Des universitaires américains ont mis au point une cartographie interactive de 24 expressions vocales avec les sentiments qui y sont associés… Au-delà de l’aspect fun, ce projet a aussi vocation à faire progresser les robots et autres IA dans leur compréhension de l’humain. A écouter.

A très vite sur les Internets !

Crédits :

Photo by Javier Allegue Barros on Unsplash

Author

Responsable éditorial. Bernard est en charge de la stratégie de contenus pour AT Internet. Il possède une expérience de 10 ans dans le domaine du Content Marketing. Ses sujets de prédilection : le data marketing, les stratégies d'Inbound, la communication éditoriale web et les digital analytics.

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