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Après le Design graphique, ce deuxième volet de notre série spéciale « Dataviz » se concentre sur l’ergonomie et l’expérience utilisateur (UX). Sur votre dashboard, tout se joue dans les premières secondes. Souvent, la première impression est décisive. Vous devez donc soigner votre mise en page en priorité.

 

1. Commencer par la fin

Réfléchissez d’abord à l’utilisation finale de votre tableau de bord. Mettez-vous à la place de celui (ou de ceux) qui consultera les données. C’est une évidence, mais il est bon de le rappeler.

Citation objectifs

En pratique : si le tableau de bord a vocation à être imprimé sur papier, utilisez des modèles avec zones d’impressions pour éviter que vos graphes soient coupés.

 

2. Ne pas confondre Monitoring vs. Pilotage

Faites la différence entre ces 2 types de tableaux de bord. Le monitoring fait référence à la surveillance de données, avec une notion forte de temps réel, mais sans action directe sur l’écran. Le tableau de bord de pilotage est quant à lui dédié à une utilisation plus proche de l’analyse, et sur lequel on interagit (clic, partage, navigation dans les onglets, etc.).

 

En pratique : les écrans de monitoring, qui sont consultés pendant de longues périodes, ont généralement un fond de couleur sombre pour apporter plus de contraste avec les graphiques présentés. Les fonds clairs (blancs) sont plutôt réservés au pilotage car ils facilitent la lecture des textes descriptifs qui accompagnent les diagrammes et autres représentations graphiques.

 

3. Faire un prototype, tester, re-tester…cartoon humoristing sur le testing

Ne croyez pas réussir le dashboard parfait du premier coup. Mais une approche itérative permettra de l’améliorer en continu. Pour cela, faites des tests sur des périodes suffisamment longues pour être probantes.

 

En pratique : sollicitez les utilisateurs finaux dès le départ pour recueillir leur besoin, mais continuez à les interroger au cours du cycle de vie de votre tableau de bord (leurs besoins évoluent forcément avec le temps).

 

4. Structurer vos analyses

Créez plusieurs onglets dans lesquels vous affichez 5 ou 6 graphiques par élément mesuré, ni plus ni moins. L’enchainement de ces différents onglets doit être cohérent. Il doit raconter votre histoire.

Onglets d'un tableau de bord analytics

En pratique : si vous analysez des performances de vos ventes en ligne, l’enchaînement de vos onglets peut être celui-ci : Aperçu global / Leads generation / Ventes /  ROI

 

5. Hiérarchiser l’information

Placez vos indicateurs « critiques » (volumétrie, chiffre d’affaires, conversions… selon vos objectifs) en haut de l’écran. Vous avez ainsi un aperçu global, et pouvez réagir rapidement en cas de chute de trafic, un pic de CA…

KPI d'un tableau de bord analytics

En pratique : un site media devra par exemple se focaliser sur l’acquisition de trafic avec un aperçu détaillé des performances par device.

 

6. Ne pas avoir peur du vide

Veillez à espacer vos blocs d’informations et à bien séparer les parties qui doivent l’être. Ne pas surcharger votre écran améliore la lisibilité du Tableau de bord.

écran illustrant les espaces à laisser dans un dashboard

 

En pratique : inutile de surcharger votre écran pour une question de lisibilité. Ecartez les infos superflues. Posez-vous la question : quels sont les 3 ou 4 indicateurs réellement important pour le décideur ?

7. Etre cohérent dans votre mise en page

Si votre tableaux de bord propose plusieurs onglets, conservez le même style de mise en page dans chacun d’eux (titres, placement des graphiques, couleurs, …).

 

En pratique : si vos éléments visuels sont centrés, alors centrez tous vos titres et vos textes. S’ils sont alignés à gauche, faites de même partout.

 

8. Attention au rapport Hauteur x Largeur

Pensez que l’écran sur lequel vous concevez le tableau de bord est peut-être différent de celui sur lequel il sera consulté. D’où l’intérêt de mettre les infos clés en haut évoqués dans le point précédent.

écran montrant le rapport hauteur x largeur

En pratique : si vous créez des tableaux de bord de monitoring, attention à la hauteur : l’utilisateur final ne pourra pas ajuster la taille de l’écran.

 

9. Parler le même langage que l’utilisateur

Adaptez vos contenus textes aux destinataires du tableau de bord. S’il est destiné à l’équipe du département Finance, RH, Direction ou Marketing, assurez-vous d’employer les termes compréhensibles.

 

En pratique : tous vos collaborateurs ne sont pas experts en Digital Analytics. Evitez les jargons ou les termes trop techniques. Inutile de parler de « Taux de conversion (contribution, post impressions) » à quelqu’un qui ne maitrise pas l’analyse des affichages de bannières pub.

 

10. Limiter les périodes d’analyses

Sur un même écran, n’affichez pas trop d’informations avec des filtres de période différents. Sinon, vous risquez la confusion et vous vous exposez aux erreurs d’interprétation.

calendrier de tableau de bord

En pratique : consacrez par exemple un onglet de votre tableau de bord à l’analyse de vos KPI en « temps réel ». Sur un autre onglet, affichez vos données mensuelles.

 

L’Analytics Suite d’AT Internet vous permet de concevoir des tableaux de bord qui respectent ces grands principes. N’hésitez à nous contacter pour plus d’information.

Dans notre dernier épisode, nous verrons comment choisir des graphiques adaptés à vos analyses.

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Merci à Erwan Lumbroso, Ergonome chez AT Internet, d’avoir contribué à la rédaction de cet article.

Auteur

Responsable éditorial. Bernard est en charge de la stratégie de contenus pour AT Internet. Il possède une expérience de 10 ans dans le domaine du Content Marketing. Ses sujets de prédilection : le data marketing, les stratégies d'Inbound, la communication éditoriale web et les digital analytics.

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